



Dans la nuit du 1er novembre 1903, Le Vesper , un vapeur français s’échoue par temps de brume à la pointe Pern. La station de Lampaul est immédiatement avertie. Le Capitaine Viel, seul officier à bord, est resté douze heures à la passerelle … Il n’a pas entendu la sirène du Phare de Creac’h. Les habitants préviennent la station de LAMPAUL.
Les lames enlèvent à chaque passage des caisses qui partent à la dérive. Tous ces colis entravent sérieusement l’avancée du bateau de sauvetage, l’ Anaïs . Fortement incliné sur bâbord, Le Vesper risque de sombrer à tout instant. 14 hommes ont pu partir dans la seule embarcation du bord mise à la mer.
Faisant face aux éléments déchaînés, l’ Anaïs réussit à prendre à son bord le reste de l’équipage, soit 21 hommes, ce qui - avec le sien et le patron Le Bris - représente 33 hommes. Tous arrivent à bon port.
Le patron de l’ Anaïs repart sur le vapeur des Ponts & Chaussées pour de nouvelles recherches.
A l’autre bout de l’île, une femme, Rose Héré, aperçoit le canot de sauvetage et les 14 hommes qui cherchent à se frayer un passage dans les récifs. Rose descend de la falaise, haute de 15 m et court sur la grève ; elle leur indique le Roch Hir… mais là pas de débarquement possible. Les marins, comprenant qu’elle est là pour les secourir, lui lancent un bout de corde qu’elle accroche solidement au rocher. Elle glisse sur le goémon, tombe mais ne lâche pas le filin. Les matelots la crochent à la gaffe et la hissent à bord. Pendant 2 heures, Rose Héré pilote au milieu des récifs. Les 14 rescapés débarquent à la cale de Pen Ar Roch.
Les journaux en font une héroïne ; lors de l’Assemblée de la Société Centrale de Sauvetage qui se déroule à Paris, Rose Héré reçoit prix et médaille ; même l’Académie de Marseille lui accorde un prix car les 14 marins sauvés sont Marseillais.
A Ouessant, certaines mauvaises langues déclarent que le naufrage fut facile, et la gloire démesurée qui s’en suivit par rapport à l’acte, qui somme toute, était bien naturel. Il n’empêche que l’événement fait grand bruit. Pendant les heures qui suivent le naufrage, toute la population de l’île accourt à Pern pour tenter de repêcher une partie de la cargaison. Malgré les gendarmes venus en hâte du Conquêt, c’est grande liesse, des centaines de barriques de vin sont à la côte, les gens boivent ce breuvage à même le creux des rochers. Les gens pêchent également les milliers de bougies qui flottent sur l’océan, malgré la présence des douaniers.
Jour et nuit, la population va s’approvisionner à bon compte sur les grèves de l’île garnies de pièces de vin, de caisses de savon et de thé.
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Fille de HERE Yves, et de MALGORN Marie Victoire. A sa naissance, ses père et mère sont âgés de 28 ans et 34 ans. Née le vendredi 31 janvier 1862 à Ouessant ; Personnes citées : 1. Témoin - PENNEC Denniel, né en 1813, Cultivateur, Voisin, domicilié à Ouessant ; 2. Témoin : MALGORN Jean Marie, né en 1817, Marin, Voisin, domicilié à Ouessant .
Décédée (p) le sam 13 janvier 1945 à Ouessant à l’âge de 82 ans. Personnes citées : 1. Témoin - CONNAN André, né en 1909, Deuxième maître opticien-télémétriste, domicilié à Ouessant.
Elle épouse à l’âge de 48 ans, (p) le mardi 24 mai 1910 à Ouessant, GÉLÉBART Pierre Marie, fils de GÉLÉBART Yves, et de LAMOUR Marie Jeanne. Né le lundi 14 février 1870 à Ploumoguer (29). Lors de ce mariage, il est âgé de 40 ans. Décédé après 1945. Professions : Cultivateur. Personnes citées : 1. Témoin - GENTIL Jean Marie, né en 1870, Conseiller d’arrondissement, domicilié à Ouessant ; 2. Témoin : GILLET François Marie, né en 1863, Garde champêtre, domicilié à Ouessant ; 3. Témoin : le BRIS Théodore, né en 1848, Pilote en retraite, domicilié à Ouessant ; 4. Témoin : PERREAUX Guénolé, né en 1871, Commerçant, domicilié à Ouessant.
Sources :
Archives municipales d’Ouessant
PERON (Françoise) - Ouessant - l’Ile Sentinelle - Le Chasse-Marée - Armen, Douarnenez, 1997