



| A | |
| AITELADI-MINIOU | Le premier nom semble basé sur le radical germanique ADAL, noble, auquel la terminaison ADI confierait une forme féminine. MINIOU, nom breton d’origine toponymique est une contraction de MENEZIOU, montagnes. |
| AMANDRU | Contient probablement AMAND, du verbe AMARER, aimer. Le 2ème terme pourrait être une altération de RY issu du germanique RIC, roi, riche. Ceci confierait au nom le sens de toi bien aimé. |
| AMAUDRU | Variante probable du précédent. A défaut, nous aurions une évolution de AMALRIC avec AMAL, fort, et RIC, roi, riche. |
| AMIS | Origine française. AMI se rapprochait, au Moyen-Age, des sens d’amant et de parent. |
| ARHAN | Origine bretonne. Evolué de ADGAN, il se traduirait par descendant d’une bonne lignée. |
| AUFFRET | Probable origine germanique. Comprend ALT, noble, élevé et FRIT, paix. Il s’est appliqué à un homme profondément acquis à la notion de paix. |
| AVRIL | Origine française. Surnom attribué à une personne née au mois d’avril. Ce patronyme apparaît pour la première fois dans le registre des baptêmes d’Ouessant en 1763. |
| AXELSSON | Se traduit par fils d’AXEL ; prénom à l’origine, celui-ci vient du latin, AXIS, axe. |
| B | |
| BARAZER DE LANNURIEN | Origine bretonne. Ar barazer était l’appellation du tonnelier. Il est déterminé par le toponyme LANNURIEN, la lande à URIEN. |
| BARS | Nom breton pour le poète, le barde, AR BARZH |
| BAUDE | Origine germanique. S’appliquait à une personne audacieuse. |
| BAY-LUCET | Le premier composant pourrait avoir 2 origines : soit surnom issu de la couleur bai soit surnom issu du breton BEI, stupide. Quant à LUCET, il est diminutif de LUC, nom d’un évangéliste, dont l’étymologie contient une notion de pureté et de lumière. |
| BELLEVENUE | Nom à contenu affectif équivalent à BIENVENU. |
| BENOIT-SCHOEMACKER | Le premier composant est construit sur l’adjectif BENI. Le deuxième composant, d’origine germanique, s’appliquait au fabricant de chaussures puis au cordonnier. |
| BER | S’il est d’origine bretonne, il correspond à l’adjectif court et pouvait servir à surnommer un courtaud. D’origine germanique, il s’appliquait à une personne puissante comme un ours. Ce patronyme apparaît pour la première fois dans le registre des baptêmes d’Ouessant en 1687. |
| BERNARD | Origine germanique. Contient BERN, ours, et HARD, fort, hardi ; il se traduit par puissant comme un ours. Ce patronyme apparaît pour la première fois dans le registre des baptêmes d’Ouessant en 1686. On trouve un Pierre BERNARD, sauveteur de Lampaul et un Bon BERNARD, sauveteur du Stiff, lors de la tragédie du DRUMMOND CASTLE. |
| BERTHELE - BERTHELET | Est un diminutif de BERTAUD qui, d’origine germanique, comprend BERT, brillant, et WALD, diriger, gérer. Il se traduirait par excellent chef. Ce patronyme apparaît pour la première fois dans le registre des baptêmes d’Ouessant en 1688. On trouve un Antoine BERTHELE, sauveteur lors de la tragédie du DRUMMOND CASTLE. |
| BIHAN | Origine bretonne. Il signifie petit. |
| BIZIEN | Origine bretonne. Issu d’un ancien BUDGEN, composé de BUD, victoire et de GEN, naissance, il se traduirait par de la race des vainqueurs. Ce patronyme apparaît pour la première fois dans le registre des baptêmes d’Ouessant en 1717. |
| BLAINVILLE | Origine toponymique française. Il concernait le domaine d’habitation d’un dénommé BLAIN qui a pu être attribué comme surnom au sens probable de mouton. |
| BLEOMELEN | Origine bretonne. Surnom donné à une personne aux cheveux jaunes, blonds. |
| BOLLORE = BOLORE | Origine toponymique bretonne. Composé de BOT, buisson, et de LORE, laurier, il désigne le buisson de laurier. |
| BON | Origine française. Cet adjectif avait, au Moyen-Age, le sens de brave. Ce patronyme apparaît pour la première fois dans le registre des baptêmes d’Ouessant en 1690. On trouve un Jacques BON, patron, venant du Stiff, lors de la tragédie du DRUMMOND CASTLE. |
| BONNAFOUX | Origine toponymique française. Dans le midi, il était employé pour bonne fosse avec la signification de bon fossé. |
| BOSSARD | Peut avoir deux origines : le germanique BOS-HARD qui signifiait très méchant ou le Français issu de BOSSE surnommant un bossu. |
| BOTQUELEN | Origine toponymique bretonne. Composé de bod, buisson, bosquet et de kelenn, houx, il correspond au buisson de houx. Ce patronyme apparaît pour la première fois dans le registre des baptêmes d’Ouessant en 1689. |
| BOUFFORT | A servi à surnommer quelqu’un de gourmand. |
| BOUGUEN | Pourrait être le surnom attribué à une personne joufflue ; joue se dit BOUGENN en breton. |
| BOULAY | Origine toponymique française. Autre forme de BOULAIE, plantation de bouleaux. |
| BOULIC | Origine bretonne. Diminutif de boull, rond, il concernait une personne rondouillarde. |
| BOURBAO | Origine bretonne. Constitué de BOUR, gros, et de PAO, patte, il qualifiait une personne aux grosses jambes. |
| BOURDERIOU | Origine toponymique bretonne. Il désignait, la BORDE, la métairie à RIOU. |
| BRANELLEC | Origine bretonne. BRANELLEK qualifie quelqu’un qui se déplace avec ses béquilles. |
| BROUILLARD | Origine française. A servi pour surnommer quelqu’un qui aimait à compliquer les choses. |
| BUCAILLE | Origine toponymique française. Au Moyen-Age, la souche d’arbre était parfois appelée BUC ou BUQUE d’où la dénomination BUCAILLE pour un endroit garni de souches. |
| C | |
| CADIOU | Origine bretonne. Constitué de KAD, combattant, guerrier, et du suffixe augmentatif IOU, il a un sens voisin de celui de belliqueux. |
| CAIN | Origine bretonne. Utilisé pour qualifier un bel homme. Ce patronyme apparaît pour la première fois dans le registre des baptêmes d’Ouessant en 1687. On retrouve un Jean-Marie CAIN, patron du canot du STIFF fin XIXe siècle, décoré de la légion d’honneur. |
| CALOC | Origine bretonne. Il veut dire entier, viril. A donné le breton KELLEK. |
| CAMPION | Origine française. Equivaut à champion. Ce patronyme apparaît pour la première fois dans le registre des baptêmes d’Ouessant en 1689. |
| CARIOU | Origine bretonne. Constitué de CAR, ami, parent, et du suffixe augmentatif IOU, il s’appliquait à un ami très proche. |
| CARTERON | Origine française. On appelait ainsi le charron dans certaines régions. |
| CARVAL | Avec beaucoup d’hésitation, nous proposerons une variante de CALVAR, nom d’origine toponymique désignant le calvaire. |
| CASSEAU | Origine toponymique française. Il est dérivé de CASSE, ancien nom du chêne dans le Sud de la France. Ce patronyme apparaît pour la première fois dans le registre des baptêmes d’Ouessant en 1716. |
| CHALM | Origine toponymique celtique. Le relief en plateau dénudé appelé CALM dans le Sud a donné CHALM dans le Nord. |
| CHAPALAIN | Origine française. Désignait la personne qui exerçait la charge de chapelain d’une église. |
| CHARLET | Diminutif de CHARLES. Celui-ci vient du germanique CARL, mâle, homme viril. |
| CLAQUIN | Vient du verbe claquer au sens de faire un bruit sec ; il a pu s’appliquer à une personne qui répondait sèchement. C’est aussi le nom d’une monnaie. |
| CLOAREC | Origine bretonne. KLOAREG traduit par clerc s’appliquait au jeune séminariste. |
| CLOÂTRE | Origine toponymique. Le breton KLOASTR a été emprunté au vieux français CLOISTRE au sens de cloître. |
| COLIN | Diminutif de COLAS qui est lui-même une aphérèse de NICOLAS. Etymologiquement, il serait rendu par vainqueur particulièrement louable. Ce patronyme apparaît pour la première fois dans le registre des baptêmes d’Ouessant en 1706. |
| COLLOC | Origine bretonne. S’appliquait à une personne tendre, câline. |
| CONAN ou CONNAN | Origine bretonne. Diminutif du vieux-breton CON, éminent, élevé, il déterminait, comme ce dernier, une personne de haute dignité. |
| COQUERELLE | Origine française. Surnom attribué à une personne qui élevait des coqs, c’est à dire de la volaille. |
| CORNEN | Origine bretonne. Construit sur le radical CORN, corne, il se réfère, comme surnom, à celui qui portait des cornes, c’est-à-dire, chez les Celtes, un casque pourvu de cornes. Ce patronyme apparaît pour la première fois dans le registre des baptêmes d’Ouessant en 1789. |
| COSTA | Origine toponymique. On y retrouve CÔTE, initialement COSTE, au sens de lieu en pente. |
| COTONEA | Origine toponymique bretonne. Variante de COATANEA, contraction de COAT AN NEAC’H, il se traduit par le bois d’en haut. |
| COURTADE | Origine toponymique française. Pourrait avoir désigné localement, l’endroit dépendant d’une cour (seigneuriale). |
| COZAN | Origine bretonne. Diminutif de COZ, vieux, ancien ; breton KOZH. |
| CREAC’H | Origine toponymique bretonne. Désignant une hauteur, une colline, il a donné le breton actuel KREC’H. Ce patronyme apparaît pour la première fois dans le registre des baptêmes d’Ouessant en xxxx. On trouve un François CREAC’H, sauveteur de Lampaul, lors de la tragédie du DRUMMOND CASTLE. |
| CREACH | Cette variante du précédent ignore le C’H et conduit à une prononciation francisée du nom. Ce patronyme apparaît pour la première fois dans le registre des baptêmes d’Ouessant en xxxx. |
| CREN | Origine bretonne. Ainsi ont été surnommées soit des personnes de taille moyenne, soit (et c’est plus probable) des personnes nettes dans leurs réponses, des personnes au caractère entier. |
| CROZON | Origine toponymique bretonne. Il est construit sur le radical KRAV, côte pierreuse ou colline pierreuse. |
| CUILLANDRE | Variante de COUILLANDRE, ce nom emprunté au Français, a servi à dénommer des personnes viriles. |
| CUSSEAU | Variante du vieux français CUISSEL, partie d’armure protégeant les cuisses, il a pu s’appliquer à un combattant habitué à porter cette protection. |
| D | |
| DAUVIN | Origine bretonne. Le dauphin, animal marin, se dit DOFIN. Des altérations en font DAUFIN et DAUVIN. |
| DEBUSSCHERE | Origine toponymique. La ville de BUCHERES dans l’Aube était BUXERIE. En 1164 d’où le sens de buxeraie, endroit planté en buis. DEBUSSCHERE se traduirait par de la buxeraie. |
| DELBAERE | Est la forme flamande pour DELEBARRE ; d’origine toponymique il a concerné une personne provenant d’un endroit appelé LA BARRE, c’est-à-dire probablement une maison entournée d’une clôture de branches entrelacées. |
| De LUCA | LUCA semble dérivé de LUC dont l’étymologie contient les notions de lumière et de pureté. |
| DENIEL | Autre forme de Daniel signifiant soumis au jugement de Dieu. DANIEL fut l’un des prophètes. |
| Des DESERT | Origine toponymique. La notion de désert s’appliquait couramment aux endroits inhabités où se sont établis des ermites bretons. |
| DONNART | Origine bretonne. Evolué de DONERTH, il contient NERZ, force, et DON, homme ou DUE, Dieu. Il signifie homme fort voire homme qui détient sa force de Dieu. |
| DOREL | On peut penser à un diminutif français formé sur l’aphérèse DORE de THEODORE par exemple. Néanmoins, il n’est pas impossible d’imaginer un diminutif en EL du breton vannetais DOR, eau, ruisseau. |
| DROLEC | Origine bretonne. Altération de DRAOULEC, il pourrait qualifier une personne particulièrement attirée par l’équipement ménager. |
| DROUET | est diminutif d’un nom germanique dont le radical est DROG, combat. A ce titre, il s’appliquait à un combattant |
| DUCLOS | Origine toponymique française. On désigne par CLOS un terrain fermé, enclos. |
| DUHOUX | Origine toponymique française. Il s’est appliqué à une personne habitant une houssaie. |
| DULIEU | Origine toponymique française. Sans doute s’agit-il d’un lieu particulier et dont la spécificité serait reconnue. |
| DUNKERLY | Origine incertaine. |
| DUPONT | Origine toponymique française. Surnom donné à une personne habitant près d’un pont, d’où la fréquence de cet anthroponyme. |