Patronymes A à D

Les noms de famille de AITELADI-MINIOU à DUPONT
Publié le 7 septembre 2007, mise à jour le 12 décembre 2008
par Webmaster

AITELADI-MINIOU à DUPONT

A
AITELADI-MINIOULe premier nom semble basé sur le radical germanique ADAL, noble, auquel la terminaison ADI confierait une forme féminine. MINIOU, nom breton d’origine toponymique est une contraction de MENEZIOU, montagnes.
AMANDRUContient probablement AMAND, du verbe AMARER, aimer. Le 2ème terme pourrait être une altération de RY issu du germanique RIC, roi, riche. Ceci confierait au nom le sens de toi bien aimé.
AMAUDRUVariante probable du précédent. A défaut, nous aurions une évolution de AMALRIC avec AMAL, fort, et RIC, roi, riche.
AMISOrigine française. AMI se rapprochait, au Moyen-Age, des sens d’amant et de parent.
ARHANOrigine bretonne. Evolué de ADGAN, il se traduirait par descendant d’une bonne lignée.
AUFFRETProbable origine germanique. Comprend ALT, noble, élevé et FRIT, paix. Il s’est appliqué à un homme profondément acquis à la notion de paix.
AVRILOrigine française. Surnom attribué à une personne née au mois d’avril. Ce patronyme apparaît pour la première fois dans le registre des baptêmes d’Ouessant en 1763.
AXELSSONSe traduit par fils d’AXEL ; prénom à l’origine, celui-ci vient du latin, AXIS, axe.
B
BARAZER DE LANNURIENOrigine bretonne. Ar barazer était l’appellation du tonnelier. Il est déterminé par le toponyme LANNURIEN, la lande à URIEN.
BARSNom breton pour le poète, le barde, AR BARZH
BAUDEOrigine germanique. S’appliquait à une personne audacieuse.
BAY-LUCETLe premier composant pourrait avoir 2 origines : soit surnom issu de la couleur bai soit surnom issu du breton BEI, stupide. Quant à LUCET, il est diminutif de LUC, nom d’un évangéliste, dont l’étymologie contient une notion de pureté et de lumière.
BELLEVENUENom à contenu affectif équivalent à BIENVENU.
BENOIT-SCHOEMACKER Le premier composant est construit sur l’adjectif BENI. Le deuxième composant, d’origine germanique, s’appliquait au fabricant de chaussures puis au cordonnier.
BER S’il est d’origine bretonne, il correspond à l’adjectif court et pouvait servir à surnommer un courtaud. D’origine germanique, il s’appliquait à une personne puissante comme un ours.
Ce patronyme apparaît pour la première fois dans le registre des baptêmes d’Ouessant en 1687.
BERNARDOrigine germanique. Contient BERN, ours, et HARD, fort, hardi ; il se traduit par puissant comme un ours.
Ce patronyme apparaît pour la première fois dans le registre des baptêmes d’Ouessant en 1686. On trouve un Pierre BERNARD, sauveteur de Lampaul et un Bon BERNARD, sauveteur du Stiff, lors de la tragédie du DRUMMOND CASTLE.
BERTHELE - BERTHELETEst un diminutif de BERTAUD qui, d’origine germanique, comprend BERT, brillant, et WALD, diriger, gérer. Il se traduirait par excellent chef.
Ce patronyme apparaît pour la première fois dans le registre des baptêmes d’Ouessant en 1688. On trouve un Antoine BERTHELE, sauveteur lors de la tragédie du DRUMMOND CASTLE.
BIHANOrigine bretonne. Il signifie petit.
BIZIENOrigine bretonne. Issu d’un ancien BUDGEN, composé de BUD, victoire et de GEN, naissance, il se traduirait par de la race des vainqueurs. Ce patronyme apparaît pour la première fois dans le registre des baptêmes d’Ouessant en 1717.
BLAINVILLEOrigine toponymique française. Il concernait le domaine d’habitation d’un dénommé BLAIN qui a pu être attribué comme surnom au sens probable de mouton.
BLEOMELENOrigine bretonne. Surnom donné à une personne aux cheveux jaunes, blonds.
BOLLORE = BOLOREOrigine toponymique bretonne. Composé de BOT, buisson, et de LORE, laurier, il désigne le buisson de laurier.
BONOrigine française. Cet adjectif avait, au Moyen-Age, le sens de brave. Ce patronyme apparaît pour la première fois dans le registre des baptêmes d’Ouessant en 1690. On trouve un Jacques BON, patron, venant du Stiff, lors de la tragédie du DRUMMOND CASTLE.
BONNAFOUXOrigine toponymique française. Dans le midi, il était employé pour bonne fosse avec la signification de bon fossé.
BOSSARDPeut avoir deux origines : le germanique BOS-HARD qui signifiait très méchant ou le Français issu de BOSSE surnommant un bossu.
BOTQUELENOrigine toponymique bretonne. Composé de bod, buisson, bosquet et de kelenn, houx, il correspond au buisson de houx. Ce patronyme apparaît pour la première fois dans le registre des baptêmes d’Ouessant en 1689.
BOUFFORTA servi à surnommer quelqu’un de gourmand.
BOUGUENPourrait être le surnom attribué à une personne joufflue ; joue se dit BOUGENN en breton.
BOULAYOrigine toponymique française. Autre forme de BOULAIE, plantation de bouleaux.
BOULICOrigine bretonne. Diminutif de boull, rond, il concernait une personne rondouillarde.
BOURBAOOrigine bretonne. Constitué de BOUR, gros, et de PAO, patte, il qualifiait une personne aux grosses jambes.
BOURDERIOUOrigine toponymique bretonne. Il désignait, la BORDE, la métairie à RIOU.
BRANELLECOrigine bretonne. BRANELLEK qualifie quelqu’un qui se déplace avec ses béquilles.
BROUILLARDOrigine française. A servi pour surnommer quelqu’un qui aimait à compliquer les choses.
BUCAILLEOrigine toponymique française. Au Moyen-Age, la souche d’arbre était parfois appelée BUC ou BUQUE d’où la dénomination BUCAILLE pour un endroit garni de souches.
C
CADIOUOrigine bretonne. Constitué de KAD, combattant, guerrier, et du suffixe augmentatif IOU, il a un sens voisin de celui de belliqueux.
CAINOrigine bretonne. Utilisé pour qualifier un bel homme. Ce patronyme apparaît pour la première fois dans le registre des baptêmes d’Ouessant en 1687. On retrouve un Jean-Marie CAIN, patron du canot du STIFF fin XIXe siècle, décoré de la légion d’honneur.
CALOCOrigine bretonne. Il veut dire entier, viril. A donné le breton KELLEK.
CAMPIONOrigine française. Equivaut à champion.
Ce patronyme apparaît pour la première fois dans le registre des baptêmes d’Ouessant en 1689.
CARIOUOrigine bretonne. Constitué de CAR, ami, parent, et du suffixe augmentatif IOU, il s’appliquait à un ami très proche.
CARTERONOrigine française. On appelait ainsi le charron dans certaines régions.
CARVALAvec beaucoup d’hésitation, nous proposerons une variante de CALVAR, nom d’origine toponymique désignant le calvaire.
CASSEAUOrigine toponymique française. Il est dérivé de CASSE, ancien nom du chêne dans le Sud de la France.
Ce patronyme apparaît pour la première fois dans le registre des baptêmes d’Ouessant en 1716.
CHALMOrigine toponymique celtique. Le relief en plateau dénudé appelé CALM dans le Sud a donné CHALM dans le Nord.
CHAPALAINOrigine française. Désignait la personne qui exerçait la charge de chapelain d’une église.
CHARLETDiminutif de CHARLES. Celui-ci vient du germanique CARL, mâle, homme viril.
CLAQUINVient du verbe claquer au sens de faire un bruit sec ; il a pu s’appliquer à une personne qui répondait sèchement. C’est aussi le nom d’une monnaie.
CLOARECOrigine bretonne. KLOAREG traduit par clerc s’appliquait au jeune séminariste.
CLOÂTREOrigine toponymique. Le breton KLOASTR a été emprunté au vieux français CLOISTRE au sens de cloître.
COLINDiminutif de COLAS qui est lui-même une aphérèse de NICOLAS. Etymologiquement, il serait rendu par vainqueur particulièrement louable.
Ce patronyme apparaît pour la première fois dans le registre des baptêmes d’Ouessant en 1706.
COLLOCOrigine bretonne. S’appliquait à une personne tendre, câline.
CONAN ou CONNANOrigine bretonne. Diminutif du vieux-breton CON, éminent, élevé, il déterminait, comme ce dernier, une personne de haute dignité.
COQUERELLEOrigine française. Surnom attribué à une personne qui élevait des coqs, c’est à dire de la volaille.
CORNENOrigine bretonne. Construit sur le radical CORN, corne, il se réfère, comme surnom, à celui qui portait des cornes, c’est-à-dire, chez les Celtes, un casque pourvu de cornes.
Ce patronyme apparaît pour la première fois dans le registre des baptêmes d’Ouessant en 1789.
COSTAOrigine toponymique. On y retrouve CÔTE, initialement COSTE, au sens de lieu en pente.
COTONEAOrigine toponymique bretonne. Variante de COATANEA, contraction de COAT AN NEAC’H, il se traduit par le bois d’en haut.
COURTADEOrigine toponymique française. Pourrait avoir désigné localement, l’endroit dépendant d’une cour (seigneuriale).
COZANOrigine bretonne. Diminutif de COZ, vieux, ancien ; breton KOZH.
CREAC’HOrigine toponymique bretonne. Désignant une hauteur, une colline, il a donné le breton actuel KREC’H.
Ce patronyme apparaît pour la première fois dans le registre des baptêmes d’Ouessant en xxxx. On trouve un François CREAC’H, sauveteur de Lampaul, lors de la tragédie du DRUMMOND CASTLE.
CREACHCette variante du précédent ignore le C’H et conduit à une prononciation francisée du nom. Ce patronyme apparaît pour la première fois dans le registre des baptêmes d’Ouessant en xxxx.
CRENOrigine bretonne. Ainsi ont été surnommées soit des personnes de taille moyenne, soit (et c’est plus probable) des personnes nettes dans leurs réponses, des personnes au caractère entier.
CROZONOrigine toponymique bretonne. Il est construit sur le radical KRAV, côte pierreuse ou colline pierreuse.
CUILLANDREVariante de COUILLANDRE, ce nom emprunté au Français, a servi à dénommer des personnes viriles.
CUSSEAUVariante du vieux français CUISSEL, partie d’armure protégeant les cuisses, il a pu s’appliquer à un combattant habitué à porter cette protection.
D
DAUVINOrigine bretonne. Le dauphin, animal marin, se dit DOFIN. Des altérations en font DAUFIN et DAUVIN.
DEBUSSCHEREOrigine toponymique. La ville de BUCHERES dans l’Aube était BUXERIE. En 1164 d’où le sens de buxeraie, endroit planté en buis. DEBUSSCHERE se traduirait par de la buxeraie.
DELBAEREEst la forme flamande pour DELEBARRE ; d’origine toponymique il a concerné une personne provenant d’un endroit appelé LA BARRE, c’est-à-dire probablement une maison entournée d’une clôture de branches entrelacées.
De LUCALUCA semble dérivé de LUC dont l’étymologie contient les notions de lumière et de pureté.
DENIELAutre forme de Daniel signifiant soumis au jugement de Dieu. DANIEL fut l’un des prophètes.
Des DESERTOrigine toponymique. La notion de désert s’appliquait couramment aux endroits inhabités où se sont établis des ermites bretons.
DONNARTOrigine bretonne. Evolué de DONERTH, il contient NERZ, force, et DON, homme ou DUE, Dieu. Il signifie homme fort voire homme qui détient sa force de Dieu.
DORELOn peut penser à un diminutif français formé sur l’aphérèse DORE de THEODORE par exemple. Néanmoins, il n’est pas impossible d’imaginer un diminutif en EL du breton vannetais DOR, eau, ruisseau.
DROLECOrigine bretonne. Altération de DRAOULEC, il pourrait qualifier une personne particulièrement attirée par l’équipement ménager.
DROUETest diminutif d’un nom germanique dont le radical est DROG, combat. A ce titre, il s’appliquait à un combattant
DUCLOSOrigine toponymique française. On désigne par CLOS un terrain fermé, enclos.
DUHOUXOrigine toponymique française. Il s’est appliqué à une personne habitant une houssaie.
DULIEUOrigine toponymique française. Sans doute s’agit-il d’un lieu particulier et dont la spécificité serait reconnue.
DUNKERLYOrigine incertaine.
DUPONTOrigine toponymique française. Surnom donné à une personne habitant près d’un pont, d’où la fréquence de cet anthroponyme.

Les noms de familles d’Ouessant, d’après Michel PRIZIAC, publiés avec son aimable autorisation. L’auteur, Michel Priziac, bretonnant de naissance et diplômé d’études celtiques, est originaire de Maël-Carhaix.
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