



Parmi les nombreux naufrages survenus au cours du 18ème et 19ème siècles au large d’Ouessant, il faut citer :
Le 2 décembre 1739 – l’Atlas – en provenance de la Louisiane s’apprête à regagner La Rochelle ; il transporte du goudron, du cacao, du riz, du tabac ; il se brise sur les cotes d’Ouessant, à la suite d’une erreur de navigation.
16 matelots périssent dans le naufrage.
Le 13 janvier 1768, le Triomphant, en provenance de Marseille, échoué dans la nuit, alors qu’il s’apprête à regagner Saint-Valéry S/Somme ; donne lieu à une procédure au sujet de vols commis à bord du navire. Il transporte du coton et du savon.
9 corps sont repêchés et enterrés dans le cimetière de Saint-Guénolé.
En 1775, le Guillaume Marie, navire anglais de 150 tonneaux, en provenance de Cadix, dont la cargaison est composée de sel, citrons, oranges et de 22 000 livres en argent monnayé, talonne les écueils ; un seul survivant – le charpentier Jean Collings. .
11 hommes périssent. Il n’y a qu’un seul survivant, le charpentier Jean Collings.
En 1776, le Paramaïbo, navire hollandais de 400 tonneaux fait naufrage ; le commis-greffier d’Ouessant – Philibert Forjonel – est suspecté d’avoir conservé des effets appartenant aux troupes hollandaises transportées sur le navire, ainsi qu’une cage et deux perroquets trouvés en mer … Forjonel nie détenir les vêtements, mais rendit les perroquets du commandant …
Dans la nuit du 3 au 4 mars 1817, le James, brick anglais qui transporte 41 290 kilos de sel en provenance du Croisic, est démâté par la tempête tout près de la côte sud de l’île. Les quatre bateaux ouessantins envoyés à son secours ne réussissent pas à le remorquer. Le capitaine Smith, commandant du brick, abandonne son bateau chargé. Il s’en suivra une sombre affaire au sujet de la cargaison disparue …
Mars 1818, un navire suédois de 300 tonneaux, l’Hector, s’échoue ; la population use de son droit traditionnel de bris.
Le 17 janvier 1865, un vapeur anglais, le Columbia, fait naufrage dans la tempête sur les écueils de Men Korn. Il disparaît deux heures après son échouage avec tout son équipage.
Le 19 décembre 1869, la Gorgone est pris dans une violente tempête et se fracasse au large d’Ouessant, sur les récifs de la chaussée des Pierres Noires.
![Le Drummond Castle , au mouillage de Darthmouth [DR] Le Drummond Castle , au mouillage de Darthmouth [DR]](local/cache-vignettes/L400xH260/drummond_castle-af7d6.jpg)
Le 16 juin 1896, vers 11 heures du soir, le Drummond Castle, paquebot anglais transporte essentiellement des hommes d’affaires et des familles de planteurs d’Afrique du Sud. Il achève, depuis son départ du Cap de Bonne Espérance, une longue traversée qui doit lui permettre d’atteindre Londres le lendemain. Il heurte dans la brume les Pierres Vertes. Le paquebot sombre en quelques minutes.
248 personnes périssent ; il n’y a que 3 survivants.
En 1903, le Vesper, s’échoue la nuit du 1er au 2 novembre sur les rochers de Pern par une forte brume.
En 1908, le Néréo, navire autrichien chargé de charbon, qui va de Swansea à Trieste, s’échoue à Ouessant. Le chat du commandant est sauvé et il sera à l’origine des chats blancs, roux et noirs que l’on trouve maintenant sur l’île.
En 1918, le naufrage d’un voilier scandinave, le Martin Gust, est resté dans les mémoires. Parti des Antilles pour Bordeaux, il est chargé de rhum. Le 5 février, alors qu’il entre en Gironde, il est attaqué par un sous-marin allemand qui le canonne à bout portant. Sa coque endommagée et ses mâts rasés, il semble prêt à couler. L’équipage met un bateau à la mer et regagne la terre ferme. Le bateau dérive seul pendant 48 heures pour finalement s’échouer à Pern, porté par les vagues en haut de la grève de Porz Kerac’h. Le rhum coule à flot, et tout un chacun cache des barriques qui arrive sur toutes les grèves, avant l’arrivée des gendarmes. Il y a trois décès de personnes qui ont trop bu. Les tonneaux réquisitionnés par les soins de la Royale sont embarqués sur le remorqueur l’Infatigable qui les conduit à Brest.
![le Mykonos échoué à Galgrac'h [DR] le Mykonos échoué à Galgrac'h [DR]](local/cache-vignettes/L400xH260/mykonos-491ba.jpg)
En 1935, le cargo grec, le Mykonos, heurte des roches et s’échoue à Galgrac’h. Les quelques béliers qu’il transporte sont recueillis dans la ferme voisine du lieu du naufrage. On dit depuis, que les moutons blancs triomphent définitivement des petits moutons noirs d’Ouessant. Dans le quartier de Keranchas et de Kerzoncou, on trouve du mobilier et de la ferraille issus du cargo …
![Cargo le Volonta à demi enfoncé [DR] Cargo le Volonta à demi enfoncé [DR]](local/cache-vignettes/L400xH260/volonta-282ab.jpg)
En 1955, un cargo italien, le Volonta, se jette sur les récifs, par une brume intense, une nuit d’ avril à 3 ou 4 kilomètres de la pointe de Veilgoz. Il allait de Gênes à Londres.
En 1976, l’Olympic Bravery, pétrolier de 278 000 tonnes s’échoue le 24 janvier sur la côte nord, près de la baie de Yuzin, face à l’île de Keller.
En décembre 1978, un bateau soviétique, le Vostok, chargé de planches, désarrime sa cargaison au large d’Ouessant. Pendant deux semaines les ouessantins remontent ce bois pour des usages divers …
En 1979, un cargo danois, le Peter Siff, tente de se mettre à l’abri en baie de Lampaul . Il sombre vers l’anse de Porz Kored . Tout l’équipage est sauvé par un hélicoptère de la Marine, et le bateau sombre par 30 mètres de fonds. La marée apporte à la côte du bois, des réfrigérateurs rouillés, mais surtout des ballots énormes de vêtements. Des monceaux de linge sont récupérer.
Sources :
Archives municipales d’Ouessant
CETE - Palissy Humana Université de Nantes
Exposition « Histoires sous-marines » juillet 2003 / juin 2005 - Musée des phares et balises - Ile d’Ouessant
PERON (Françoise) - Ouessant - l’Ile Sentinelle - Le Chasse-Marée - Armen, Douarnenez, 1997
Exposition « Histoires sous-marines » juillet 2003 / juin 2005 - Musée des phares et balises - Ile d’Ouessant