



En dehors de la mise en service des phares pour faciliter la navigation à Ouessant, la création de la Société Centrale de Sauvetage des Naufragés, en 1865 et de ses moyens matériels d’accompagnement est la cause de l’amélioration très sensible des sauvetages réussis à Ouessant :
Création de deux stations de sauvetage à Lampaul en 1866 et au Stiff en 1884,
Construction d’un second abri et d’une cale de lancement de 107 m à Lampaul en 1886,
Mise à l’eau de canots répondant, selon les époques traversées, aux meilleures techniques du temps : évolution de longueurs des bateaux, armement des avirons, dotation de moteurs, bimoteurs, leur conférant puissance et rapidité sans cesse accrues.
Il ne faut cependant pas oublier que ce sont avant tout les Hommes qui, au péril de leur propre existence, par leur efficacité, leur courage et leur compétence, ont contribué à extraire de la mer et de situations dangereuses des personnes dont la vie était menacée.
En 1937, lors de la cérémonie de bénédiction des canots Rigault de Genouilly, au Stiff et Ville de Paris, à Lampaul, la Société Nationale de Sauvetage en Mer annonce les chiffres suivants :
A Lampaul, pour 86 sorties, 140 personnes sauvées
Au Stiff, pour 41 sorties, 60 personnes sauvées.
Citons :
Le 3 février 1881, un vapeur anglais, le Stamford, s’échoue à la Pointe de Pern. Le Phare du Creac’h le signale. Tous les gardiens du phare Lucas Lors & Dupont aidés par le patron du canot de sauvetage et d’autres marins réussissent à utiliser le fusil porte-amarre ; à lancer une flèche qui atteint son but à 80 mètres.
4 hommes sont sauvés.
Le 31 mai 1885, le vapeur anglais, Teucer, touche la Pointe de Pern. Le canot de Lampaul sort vers 3 heures du matin, par brume intense, pour ramener l’équipage, lequel a pu prendre place dans des embarcations de secours.
44 hommes sont sauvés.
Le 6 juin 1885, le steamer anglais, Reinder, ayant à son bord 20 hommes, fait côte par temps de brume.
14 hommes embarquent dans un canot ; 6 restés à bord seront recueillis, malgré une mer forte.
Le 10 août 1895, après minuit, le canot de Lampaul sort pour un navire échoué ; il entrevoit par une brume intense un grand vapeur en route vers les brisants. Il stoppe et lui indique la route.
Le naufrage est évité.
Le 17 juin 1896, après le naufrage du Drummond Castle le 15 juin, vers 23 heures, qui n’a aucun témoin à terre, le vapeur courrier du Conquet à Ouessant - La Louise- aperçoit des épaves sur l’eau. Alertés, les pêcheurs de Molène et Ouessant réussissent à sauver 3 hommes soutenus par le bois flottant. Les canots de sauvetage, Amiral Roussin de Molène, Amiral Rigault de Genouilly et Anaïs d’Ouessant explorent la côte et les rochers en vain.
3 survivants sont retrouvés ; le naufrage fait 240 victimes.
Et récemment :
Le 7 novembre 1989, une vedette anglaise, Lyz Sun, s’échoue. Les canots de sauvetage sortent de nuit. Le transbordement avec projecteur s’effectue en dépit d’une forte mer.
5 hommes sont sauvés.
Il faut maintenant parler des hommes sans lesquels les canots ne seraient rien. Au début de la création de la Société Centrale de Sauvetage des Naufragés, en 1865, Le Président de la station de Lampaul est un recteur, Monsieur l’abbé Picard ; il reste président jusqu’en 1875, date à laquelle il est remplacé par le maire, Monsieur Lamotte.
La tradition veut que le Président de la Société de Sauvetage soit souvent un maire ou un recteur.
Successivement les présidents sont :
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Le maire |
STEPHAN |
1882 |
- |
1886 |
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Le maire |
MALGORN |
1886 |
- |
1890 |
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Le curé-doyen |
SALAUN |
1891 |
- |
1919 |
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L’abbé |
JAIN |
1920 |
- |
1927 |
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L’abbé |
BOSSENET |
1928 |
- |
1936 |
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L’abbé |
GUELLEC |
1938 |
- |
1947 |
