



Les C.R.O.S.S., Centres Régionaux Opérationnels de Surveillance et de Sauvetage, remplissent aux plans national et international les fonctions de centre de coordination de Sauvetage Maritime. Dépendant du Ministre de l’Aménagement du Territoire et fonctionnant 24 heures sur 24, ils sont destinataires des alertes et responsables des choix des moyens mis en œuvre.
Les missions des CROSS français consistent, sous la responsabilité du Préfet Maritime, à :
Recevoir les alertes et à diriger et coordonner les opérations de recherche et de sauvetage,
Surveiller la navigation maritime et les pollutions et les pêches maritimes,
Gérer les radiocommunications maritimes de sécurité.
Sur le territoire national, 5 CROSS se répartissent 8 000 alertes par an pour des navires de pêche, de commerce, de plaisance, ainsi que pour les activités de loisirs nautiques.
En 1978, l’affaire de l’Amoco Cadiz et de la tragique marée noire montrent qu’une simple surveillance du trafic à l’entrée de la Manche est dérisoire et qu’il est urgent de revoir la réglementation du trafic maritime.
C’est ainsi qu’est mis en place un dispositif obligeant les bateaux à naviguer sur des voies de circulation définies, les rails. Le but de la réglementation est de maintenir les bateaux à distance respectable des côtes.
Afin de la faire respecter, au début des années quatre-vingt, la France construit sur l’Ile d’OUESSANT une tour radar de 82 m pour la surveillance des voies ; en 1982 un nouveau centre opérationnel de surveillance et de sauvetage, CROSS CORSEN, gère à la Pointe du Corsen (Plouarzel) les côtes françaises, du Mont Saint-Michel à la Pointe de Penmarc’h. CROSS CORSEN surveille par radar le trafic des quelque 200 bateaux qui passent devant Ouessant.
La tour du Stiff supporte les installations radars, les informations étant retransmises par faisceaux hertziens jusqu’à CORSEN. La logistique du CROSS s’appuie également sur le réseau des sémaphores, en particulier celui du Creac’h à Ouessant, sur la Gendarmerie maritime, la Marine Nationale qui disposent de navires et –pour certains- d’aéronefs de surveillance. Le CROSS fait appel aux services de la S.N.S.M. quand il reçoit un signal de détresse.
A Brest, le CROSS Corsen peut notamment compter sur le remorqueur, l’Abeille Bourbon, qui, dès que les conditions météorologiques s’aggravent, rejoint Ouessant pour assurer d’éventuelles missions d’assistance aux navires en difficulté.
Parmi les opérations coordonnées par les CROSS Corsen en mars 2001 : 33 opérations de sauvetage – 77 personnes secourues.