


De tout temps, les marins se sont ingéniés à inventer des repères pour s’orienter et prévenir le danger en plaçant des signaux près des récifs et dans les estuaires. A Ouessant comme ailleurs, l’ouverture des routes maritimes au XIXe siècle et l’apparition de la locomotion à vapeur, avec respect des horaires à observer, ont obligé les bateaux à longer la côte de près.
L’aventure des phares a véritablement débuté 3 siècles avant notre ère, lorsque Ptolemee, Roi d’Egypte fait construire sur l’île Pharaos, en face d’Alexandrie, une tour de 135 mètres en marbre blanc. A son sommet un feu de bois est entretenu en permanence qui, le jour par sa fumée, la nuit par sa clarté, guide les navigateurs. C’est l’une des Sept Merveilles du Monde.
Si le plus ancien phare de France et toujours en service, est celui de Cordouan (édifié en 1610 à l’embouchure de la Gironde), l’apparition de feux permanents sur les côtes du Finistère ne remonte qu’au XIVe siècle. Un feu est allumé sur l’une des tours de l’Abbaye de Saint Mathieu suivi, en 1669, par la construction du phare du Stiff sur l’île d’Ouessant. Mais ce n’est qu’à partir de 1830 qu’un véritable réseau d’éclairage du littoral est progressivement installé.
La lampe à huile à mèche plate placée devant un réflecteur remplace bientôt les combustibles traditionnels que sont le bois, le charbon et la tourbe.
En 1791, la combinaison de la lampe Argand, à mèche cylindrique, placée devant des réflecteurs paraboliques marque une étape importante. Mais une invention encore plus considérable fixe de manière définitive l’évolution technique de l’éclairage : la lentille à échelons d’Augustin Fresnel (1788-1827).
La fréquentation de plus en plus forte des grandes routes maritimes incite Napoléon 1er à créer, en 1806, le Service des Phares et Balises. Depuis, la technique n’a cessé de progresser : le pétrole devient la principale source d’énergie complétée par le gaz et l’électricité. L’évolution se poursuit : le Service des Phares et Balises de Brest y contribue largement par l’instauration d’un programme de modernisation reposant sur l’emploi des énergies douces (soleil et vent) et l’automatisation.
|
Nom des Phares |
Date de construction |
Hauteur
1* 2** |
Portée lumineuse (en mille) |
Portée géographique (en mille)
|
Rythme des feux |
Informations diverses |
||
|
Stiff |
1695 |
32,40 89,10 |
24 M |
23 M |
2 éclats rouges toutes les 20 secondes |
Allumé en 1700 |
||
|
Kéréon |
1907 |
40,90 37,60 |
17 M |
15 à 18 M |
Blanc et rouge, 1 éclat long/1 éclat court toutes les 24 secondes |
Phare en mer |
||
|
Jument |
Début travaux |
47,40 41,25 |
19 M |
17 M |
3 éclats rouges toutes les 15 secondes |
Phare en mer |
||
|
Créac’h |
1863 |
54,80 74,60 |
80 M |
21 M |
2 éclats blancs groupés toutes les 10 secondes |
Salle des machines |
||
|
Nividic |
Début travaux |
35,50 30,40 |
9 M |
15 M |
Feu blanc. 9 éclats en 10 secondes |
Phare en mer |
||
| 1* | Hauteur au-dessus du sol (en mètres) |
| 2** | Hauteur au-dessus des plus hautes mers (Coefficient de marées 95) |