


Dans les années 1850, L’île d’Ouessant accueille ses premiers touristes. Leur nombre augmente sensiblement en 1880 lors de la mise en service du premier bateau-courrier à vapeur, La Louise.
L’île, qui se présente au voyageur comme un plateau, se signale de loin par une haute tour située à proximité du phare du Stiff.
A la fin du 19ème siècle, de nombreux artistes sont séduits par cette île, qui de par son éloignement de la terre, la beauté rude de ses paysages, son histoire liée aux aventures de la mer et à ses traditions, en font une source d’inspirations artistiques en tous genres.
Dans son roman - La Mer - Bernhard Kellermann qui séjourne à Ouessant en 1907 décrit les paysages de la Pointe de Pern. Il évoque -comme l’a rapporté le peintre Jacques BUREL- « le fourmillement d’images, de bruits et d’odeurs, le vent qui vous empoigne, la mer qui tonne et vous oubliez tout le reste. Le temps a disparu ! »
Jacques BUREL a d’ailleurs dressé d’Ouessant « Le Portrait d’une île éternelle » et ses dessins illustrent les gestes des champs, les détails d’un moulin, d’une façade… « Ici -dit-il- Tout donc me paraissait beau, à la fois nouveau et antique, en tout cas précieux et à noter de toute urgence comme tout ce qui est menacé. ».
Depuis 1954, des centaines d’ornithologues organisent sur l’île des stages avec une approche de la protection de la nature. Les politiques de protection des espèces animales et végétales ont largement porté leur fruit.
Actuellement chaque année, quelque 10 000 touristes, attirés par les richesses d’Ouessant, foulent la pelouse littorale usée par le piétinement et découvrent un espace légendaire ; ici tout rappelle que les hommes n’ont jamais négligé l’île, les moulins, les traditions, les muretins constituant un rempart rustique contre les assauts du vent.
La découverte de l’île permet d’observer de vastes secteurs de végétation aux couleurs riches et variées. L’ajonc et la bruyère règnent désormais en maître depuis les années 1950 suite au déclin de l’activité agricole.

Les différents points panoramiques, au départ de Lampaul
la pointe de Pern : observation du phare du Nividic. Extrémité ouest de l’île, elle se prolonge dans l’océan par des rochers et des récifs sur lesquels vient écumer la houle.
l’île de Keller : en 1976, l’Olympic Bravery, pétrolier de 278 000 tonnes s’échoua près de la baie de Yusin, face à Keller.Les 1100 tonnes de mazout contenues dans ses soutes polluèrent le littoral insulaire. L’île de Keller est une île privée.
Cadoran : vue sur la baie de Beninou et l’île de Keller. C’est dans ce secteur, en comptant sur la chance et le hasard que peuvent être observer le phoque gris. La colonie de phoques gris de Molène et d’Ouessant est la plus méridionale et la seule en France.
Penn ar Roc’h : vue sur le passage du Fromveur. Accès par la route de Ty-corn, sinueuse et pittoresque, avec vues sur la baie de Lampaul et le phare de la Jument.
Porz Coret : vue sur la baie de Lampaul ("la pince de crabe"), et sur le rocher Youc’h Korz.
